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 Hanji Zoe ♦ Science is my life, bitches!

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MessageSujet: Hanji Zoe ♦ Science is my life, bitches!   Sam 21 Fév - 15:08


My infos



Nom: Zoe
Prénom: Hanji
Age: 30 ans.
Sexe: Femme, obviously.
Groupe: Bataillon d'Exploration.
Rang: Lieutenante.
Orientation sexuelle: Levisexuel-/PAN Hétéro.
Signes particuliers: Une immense cicatrice qui lui barre le corps de l'épaule droite à sa hanche gauche, et repassant dans son dos aussi.


Pseudo: Hanji, Cheshire, Rico...
Age: 17 ans et toutes mes dents owo
Comment avez vous trouvé le forum? J'suis adminette Yao
Des suggestions pour l'améliorer? Nan, I love it like this. uwu
Humanity's Brightest


Il y a bien des mots que l'on pourait très facilement employer pour décrire Hanji lorsqu'on ne la connaît que de par sa réputation et les rumeurs qui circulent à son sujet. Tarée, folle, psychopathe, peu importe. Ce sont des mots que l'on emploie sans la connaître comme elle est réellement.

Bien qu'à quelques occasions, elle n'en ait pas l'air, Hanji Zoe est une femme passionnée, dotée d'une intelligence inégalée, qui se donne corps et âme à sa profession et qui ne cherche qu'à aider son prochain. Elle n'abandonne pas facilement ce qui lui tient à coeur, sans parler de sa recherche sur les titans, et surtout, elle n'abandonnera jamais les gens qui ont su gagner sa confiance et sa loyauté. Elle est une vraie boule d'énergie, cette scientifique, impossible de la calmer à moins que la situation soit critique, même que c'est une vraie suicidaire qui ne semble pas s'en rendre compte; elle a tendance à se mettre en danger s'en même s'en apercevoir, et ce sont les autres ensuite qui doivent la sortir de là, sinon elle serait morte à coup sûr. Comme avec l'incident-pas-très-incident au final avec Sawney. Toute cette énergie déborde parfois un peu, et elle peut facilement passer pour une espèce de folle, ou une adulte qui se prend pour une gamine. Parce que oui, parfois elle a une bulle qui lui passe au cerveau et ses manies d'enfant lui reviennent. Au fond, elle n'a jamais vraiment perdu son âme d'enfant.

Cependant, malgré les apparences, Hanji n'est pas très... normale, disons. Certes, elle semble plus ou moins en bonne santé mentale même si quelques aspects de sa personnalité peuvent sembler douteux sur ce point, mais là où c'est anormal c'est que, en réalité, la jeune femme n'aime pas vraiment les contacts humains. Voilà, la vérité est dévoilée. Mais, laissez-moi donc vous l'expliquer.

Elle est une femme remplie de colère, de tristesse et d'une envie de vengeance qui demeurera à jamais inassouvie, en fait. Après avoir passé son enfance à se demander si quelqu'un finirait bien par l'apprécier un jour, à redouter sa propre mère au point de se cacher dans la maison lorsqu'elle l'entendait l'appeler, à espérer le retour de son père alors qu'il avait clairement quitté, à se morfondre tous les soirs parce qu'elle était vraiment seule... puis la perte de ses premiers amis... Il faut comprendre. Elle n'a pas eu la vie facile d'une majorité d'enfants et, même si elle est issue d'une famille plus riche du mur Sina, n'a jamais connu ce que c'était que d'avoir des amis, de vivre dans le bonheur.

Elle ne sait pas vraiment ce que c'était que d'être réellement heureuse.

De ces faits, il en découle quelques conséquences qui, sans exagérer, font de sa vie un véritable calvaire malgré que rien de tout cela ne paraît. Hanji n'arrive pas à se lier aux autres. Enfin, si, elle y arrive, mais c'est comme si sa conscience rejetait ce fait. Elle n'arrive pas à accepter que quelqu'un veuille bien se lier d'amitié ou autrement avec elle. À quelques exceptions près, en fait. Elle est portée à s'isoler beaucoup, aussi; ça explique pourquoi elle passe le plus clair de son temps dans son laboratoire ou dans la bibliothèque, ou encore à son bureau en train de gribouiller des notes dans ses calepins ou en train de dessiner. Cela cause aussi un niveau élevé d'insomnie chez elle, et cette insomnie est due à des cauchemars qui la hantent chaque nuit. Pas que ça change grand chose mais ça paraît à l'occasion qu'elle est vraiment fatiguée.

Enfin... tout ça pour dire qu'au fond, Hanji n'est qu'une enfant traumatisée qui cherche de l'affection, à ne plus être rejetée comme elle l'était par le passé.



Beautiful in my own way.



Hanji n'est pas une femme d'une beauté rare et exceptionnelle, et l'on ne peut pas dire d'elle qu'elle est laide non plus. Elle est jolie, pas trop pour attirer les regards parfois envieux d'autres femmes ou les regards plus désireux des hommes, cependant. Elle possède certains attributs que l'on pourait potentiellement lui envier. Ses yeux, par exemple, sont probablement l'aspect de son apparence que l'on peut lui jalouser le plus. Leur couleur est celle de la terre sèche, un brun de sienne légèrement rougeâtre, aux contours foncés et aux soupçons d'or parsemés dans ses iris. C'est un regard qui exprime très bien l'énergie débordante qu'elle possède, qui dépeint avec une précision impeccable l'intelligence qui l'habite. Il exprime aussi tout ce qu'elle ressent, et il est presque impossible pour elle de cacher ses émotions pour cette raison. Les seules choses qu'elle arrive à cacher, c'est quand elle ment, ou lorsqu'elle cache des intentions dont elle ne veut pas que l'on sache la véritable nature.

Ses traits sont doux, et malgré son âge elle n'a encore aucune ride, ce qui la fait paraître beaucoup plus jeune qu'elle ne l'est en réalité. Elle possède un sourire qui peut à la fois être doux et sympathique, sincère et amical, ou tout simplement psychopathe, dépendamment de son humeur. Sa peau est d'une teinte pâle, très légèrement bronzée, sans imperfections... ou presque.

Hanji est une personne de taille respectable, soit environ 170cm de hauteur pour un poids de plus ou moins 140lbs. Sa musculature paraît peu développée, mais cet aspect de son apparence n'est qu'illusion, parce qu'elle possède une force tout de même supérieure à la moyenne. Elle est en bonne forme physique et ses capacités à utiliser la 3DMG, des armes en tous genres et ses techniques en combat en corps à corps sont assez développées pour qu'elle puisse mettre KO un homme brute et à forte carrure en quelques secondes, gros maximum. Surtout qu'elle se base plutôt sur des techniques stratégiques sans pour autant se fier à sa force pure. Malgré tout, elle reste une femme hein, et être une femme dans un métier tel que soldat dans les Bataillons vient avec quelques inconvénients, le premier étant ses courbes. Bien qu'elle ne semble pas en avoir, la lieutenante en a. Oh que si. Elle les caches juste très bien.

Elle possède une poitrine assez généreuse, sans toutefois être trop abondante. Cependant, comme ça la gêne lorsqu'elle porte les harnais de sa 3DMG, elle se doit de les applatir comme elle peut. Ce qui la fait paraître comme une femme plutôt... plane, disons. Sa silhouette clairement féminine laisse voir des hanches plus élargies, une figure en sablier comme le diraient certains. Elle possède également des jambes fines et effilées, aux courbes douces et bien visibles à cause du pantalon plutôt serré de son uniforme.

Ce que l'on ne voit pas, cependant, c'est sa peau. Son corps en entier est couturé de cicatrices, toutes plus importantes les unes que les autres, que ce soient celles qui lui ont été infligées durant son enfance ou celles qu'elle s'est méritées en mission. La plus impressionnante de ces marques est et sera probablement toujours celle qui lui barre le corps, partant de son épaule droite, traversant légèrement sa poitrine et son ventre jusqu'à sa hanche gauche, et qui remonte dans son dos en une ligne continue, que l'on peut clairement identifier comme une morsure. Et pas n'importe quelle morsure, non.

Une morsure de titan.



Raconte ta vie




» I dwell in a lonely house I know
That vanished many a summer ago,
And left no trace but the cellar walls,
And a cellar in which the daylight falls,
And the purple-stemmed wild raspberries grow. »


Zoe. C'est le nom d'une famille plus ou moins bien connue du mur Sina, et plus particulièrement dans le district de Stohess. Une famille dont la fortune semblait sans bornes; une famille dont les problèmes semblaient augmenter au fur et à mesure qu'elle s'enrichissait. C'est dans ces temps à la fois financièrement prospères et moralement hostiles que la petite Hanji est née.

Elle n'était pas une enfant choyée. Dès le début, elle n'avait apparu aux yeux de ses parents qu'en tant qu'accident, un être non-voulu issu d'une rencontre qui n'aurait pas dû finir de cette façon, avec un nourrisson aux bras de la femme après neuf mois. C'est la lâcheté de sa mère qui lui a permis d'exister en ces temps graves; la peur d'éradiquer un être vivant était, selon elle, un meurtre, purement et simplement. Et c'est à cause de l'existence de ce poupon si la famille Zoe a été assemblée; pour ne pas souiller le nom déjà très connu à l'époque, le père de la petite dû marier la mère de celle-ci, et vice-versa. Car, quand même, l'homme avait un certain goût pour les femmes plus... sophistiquées, disons. Pour ces quelques raisons, l'accident de la famille n'eut pas une enfance très heureuse. Dès qu'elle sut agir par elle-même en prenant pleinement conscience de ce qu'elle faisait -ce qui arriva à un très jeune âge dans son cas- on la laissa se débrouiller seule. On ne lui donnait plus vraiment d'attention, on allait même jusqu'à l'ignorer complètement par moments. Ses parents ne furent pas cléments avec elle, non. Même qu'une seule phrase suffirait à vous en faire comprendre l'ampleur;

Violents, au point où elle fut couturée de cicatrices dès l'âge de cinq ans.

Cependant, son calvaire ne s'arrêta pas là. Elle fut bientôt attitrée grande soeur de service; un nouvel enfant se retrouvant peu de temps après dans les bras de sa mère. Lui fut très apprécié de ses parents, étant un enfant mâle contrairement à Hanji. Mais, malgré tout ce que ses parents lui ont fait subir, elle n'arrivait tout simplement pas à jalouser à l'enfant la vie de douceur et d'amour qu'il avait eue. Ce n'était pas dans sa nature, et puis lui ne lui avait rien fait. C'était envers ces deux adultes qu'elle avait une envie de vengeance... qui demeurera à jamais inassouvie, soit-dit en passant.

Puis vint un jour où le père de famille quitta sa femme, son fils et l'accident dont il était en partie la cause, précisant à cette dernière les raisons de son départ, qui n'étaient aucunement joyeuses. Parce qu'elle était vivante. Parce qu'elle avait failli tacher le nom et la réputation très positive de la famille dont elle porte le nom.

Parce qu'elle existait, tout simplement.

Pour une raison qui lui échappait, ces quelques mots qu'il lui avait adressés avant de partir l'avaient marquée à vie d'une peur incompréhensible pour ceux qui n'auront pas eue une vie similaire à la sienne. C'était une peur bleue, une phobie qui l'empêcherait de réellement se lier aux autres en termes d'amitié et d'amour. C'était une frayeur impossible à comprendre pour ceux qui n'ont jamais eu une telle expérience.

La peur de se faire abandonner.

Celle de ne pas être réellement aimée.

Et c'est à cause de ces peurs que Hanji est devenue ce qu'elle est aujourd'hui. À cause de cela, elle s'est trouvé une passion; la science. Dès qu'elle l'eut découverte, elle s'y dédia sans tarder, au grand dam de sa mère qui avait d'autres plans pour elle. Enfin, plans qui auraient tombés à l'eau d'une manière ou d'une autre. Elle aurait bien aimé sécuriser la prospérité financière de la famille en la mariant à un homme riche et puissant, mais après tout, qui voudrait de cette fille qu'elle détestait tant? De cet accident qui ne valait pas plus qu'un esclave, un souffre-douleur à ses yeux? Déjà, elle avait entrevu une nouvelle solution pour se débarrasser d'elle, et la mère en était plutôt heureuse.

Ainsi, à partir de ses six ans, Hanji n'habita plus avec sa mère et son petit frère, qu'elle n'eut pratiquement jamais l'occasion de voir, en fait. Elle fut transférée dans une habitation campagnarde à l'intérieur du mur, un cottage éloigné de la civilisation qui servait autrefois de demeure d'été à la famille. Elle y fut élevée par le groupe de servants qui y travaillaient à temps plein pour s'assurer que la propriété demeure intacte jusqu'au retour de ses propriétaires mais, connaissant l'histoire de la petite, si elle était ici c'était que ses parents ne voulaient plus d'elle. Sa vie fut légèrement meilleure qu'avant; au moins, elle était bien entourrée, avec des gens qui semblaient vraiment l'apprécier, la chouchouter comme ils pouvaient. Mais la fillette de six ans qu'elle était avait toujours peur, et elle ne s'attacha à personne; elle savait que quelque chose arriverait tôt ou tard, et qu'elle serait séparée de ces gens.

Quelques fois, pendant une semaine ou deux, Hanji allait, à la demande de son petit frère qui était curieux de savoir qui était sa grande soeur, séjourner chez sa mère pour tenir compagnie à son frangin. Durant ces temps-là, sa mère s'assurait de l'éviter soigneusement, sauf lorsque c'était son frère qui allait la voir en traînant Hanji avec lui. Souvent, la seule raison pourquoi la fillette pouvait sortir dans Stohess était que son frère insistait auprès de la femme pour qu'elle les accompagne. Et c'est un jour comme n'importe quel autre que Hanji fut, à nouveau, traînée à l'extérieur... et qu'elle fit une curieuse rencontre.

Un petit garçon, tout chétif et semblant très fatigué, caché dans une ruelle. Au début, Hanji n'avait pas compris ce qu'il pouvait bien fabriquer dans un coin aussi isolé de la ville. Après, elle s'était enfuie de sa mère et on ne pouvait pas vraiment le deviner, donc voilà. Elle avait décidé de l'aider. Et pour la première fois dans sa vie, elle ne s'était pas sentie... seule. Oui, voilà. Ce garçon qu'elle avait rencontré dans la ruelle ce jour-là lui avait permis de se sentir moins seule, juste en la laissant l'aider. Et elle lui en serait reconnaissante jusqu'à la fin de ses jours. Malheureusement, elle avait fini par le perdre de vue, et bien vite, elle oublia son nom; il ne devint plus qu'un simple souvenir lointain, enfoui aux plus creux recoins de sa mémoire, sans pour autant lui faire oublier complètement son image.

Ces séjours avec sa mère et son petit frère étaient assez rares. Tellement que, bien vite, Hanji atteint ses douze ans, et elle n'avait vu son frangin que huit ou neuf fois dans toute sa vie. Pas qu'elle s'en faisait pour ça, en fait. Non, ce qui l'inquiétait le plus, c'était le sort qu'on lui réservait; ou plutôt, le sort que sa mère lui réservait.

L'armée.

Elle y fut enrôlée dès qu'elle fut en âge d'y être. À cause de sa mère qui ne voulait plus rien savoir d'elle, qui voulait simplement se débarrasser de son existence qui n'était rien qu'un fardeau à ses yeux. Et Hanji, en toute honnêteté, en était bien heureuse; elle n'aurait plus à revoir sa famille pour qui elle n'avait absolument aucun amour, seulement de la colère. Sauf envers son petit frère. Là, elle suivit l'entraînement des jeunes recrues, pendant trois longues années et, forcément, elle s'était habituée à certaines personnes. Pas au point de dire qu'elle était leur amie, mais quand même. C'était à peu près un équivalent, si on veut. Elle gradua au sommet de la pyramide, avec une note parfaite. Elle aurait bien pu aller dans les Brigades Spéciales, oui, mais là n'était pas son but. Elle voulait voir le monde. Elle voulait voir les titans, ce que les murs cachaient des yeux de ses protégés.

Ainsi choisit-elle d'intégrer les Bataillons, tout comme ses «amis».

Les jours passés à ne rien faire de plus que s'entraîner, patrouiller et autres lui parurent long, très longs. Parfois, elle se surprenait à repenser au garçon qu'elle avait rencontré dans les rues de Stohess, à se demander s'il était encore vivant, ce qu'il devenait si c'était bien le cas. Après plusieurs semaines, voire plusieurs mois à se poser des questions inutiles et à rêvasser comme la lunatique qu'elle est, le temps vint pour les recrues de vivre leur première expédition.

Alors que la joie et l'excitation se répendait dans l'air parmis les nouveaux soldats, la peur et la panique s'immisçait dans les coeurs des vétérans ayant survécu aux précédentes sorties hors-murs. Hanji ne comprenait pas comment quelque chose d'aussi excitant pouvait bien les laisser aussi froids et effrayés, mais, sans les observer une seconde de plus le jour du départ, elle était montée en selle, armée de sa 3DMG, avait glissé ses lunettes sur son nez avant d'empoigner solidement les rênes de sa monture en mains, et au moment du signal, enfonça les talons dans les flancs de son cheval avant de partir au grand galop rejoindre sa place, criant un 'woohooo' bien sonore comme la tarée qu'elle était.

Enfin, tarée un jour, tarée toujours. Mais bon.

Cette expédition ne s'était pas passé comme elle l'avait prévu.

De tous les soldats qui étaient partis, seulement une poignée en revinrent. Incluant elle-même. Comptée parmis les blessés graves. Et toute son équipe, elle, avait péri dans l'attaque imprévue qu'ils avaient subie.

En effet, une horde de titans était apparue de nulle part, semant la panique et la terreur dans les coeurs même les plus courageux. Alors que l'un d'eux approchait, Hanji avait voulu s'en charger afin de l'empêcher de bouffer ses compagnons d'armes, seulement, son plan avait mal tourné. Le titan avait vraisemblablement attrapé les câbles de sa 3DMG alors qu'elle lui tournait autour en cherchant une ouverture pour lui asséner le coup et grâce et, en deux temps trois mouvements, elle s'était retrouvée entre les mâchoires de la bête, qu'elle tentait désespérément d'empêcher de se refermer sur elle.

Jamais elle n'avait été aussi effrayée. La peur de mourir entre les dents d'une telle créature hideuse et détestable ne s'était jamais fait autant ressentir depuis le début de sa carrière en tant que soldat. Elle savait depuis le temps qu'elle risquait de mourir ainsi, mais seulement à l'âge tout jeune de 16 ans? Peut-être pas. Elle avait envisagé mourir plus vieille, vous voyez, peut-être qu'elle aurait réussi à surmonter sa peur de l'attachement et serait morte avec un anneau passé à son doigt, un mari qui se souviendrait d'elle après sa mort, des enfants à qui elle aurait pu donner tout cet amour qu'elle n'avait jamais eu durant sa propre enfance. Des amis qui pleureraient sa perte. Ou peut-être aurait-elle pu léguer son savoir immensément vaste pour une adolescente de 16 ans, écrit quelque part dans les pages d'un livre. Quelque chose! Quelque chose qui lui aurait permis de laisser sa trace en ce monde injuste qu'est le leur. Cependant, les autres autour d'elle semblaient enclins à ne pas laisser ce titan prendre la vie de l'un de leurs camarades.

Du coup, ils se sont portés à son secours. Toute son équipe, en fait, les autres étant trop occupés à s'occuper de d'autres titans ou à tenter de récupérer les blessés afin de les ramener vers les murs, où ils pourraient être soignés. Elle avait senti la prise trop forte et lourde des mâchoires du titan se désserrer autour d'elle, et lentement elle avait glissé au sol, rattrapée au dernier moment par un soldat qui passait par là. Pleine de sang, avec une immense plaie béante sur le corps qui deviendrait assurément une cicatrice. Elle avait été sauvée... mais à quel prix? Toute son équipe, ils s'étaient sacrifiés pour elle. Ils étaient tous morts afin qu'une seule personne, elle, survive. Pourquoi? Même aujourd'hui, Hanji n'en sait rien. Mais elle s'en veut. Elle s'en veut d'être la cause de leur mort. Elle s'en veut d'avoir été ramenée au QG, même si elle avait été gravement blessée durant la sortie des murs, alors que ses coéquipiers n'ont pas eu cette chance. Elle s'en veut d'avoir assisté aux grands bûchers qu'il y eut pour brûler les corps des soldats ramenés, alors que ceux pour qui elle était en deuil n'y étaient pas.

Elle aurait préféré mourir à leur place, en réalité.


» I dwell with a strangely aching heart
In that vanished abode there far apart
On that disused and forgotten road
That has no dust-bath now for the toad.
Night comes; the black bats tumble and dart. »


Depuis cette première expédition, Hanji avait guéri; sa morsure de titan avait finalement cicatrisé comme il le fallait et elle s'était remise sur pied comme n'importe qui d'autre, bien que changée. Elle fit de son mieux pour paraître souriante, même parfois un peu folle. La seule raison derrière tout ça étant que, de nouveau, la peur de s'attacher à quelque chose se manifestait. Elle ne voulait plus créer de liens avec les autres, bien qu'avec le temps, elle vint à considérer Erwin comme un ami, sans plus, et Moblit comme un allié précieux. Mais apparement, le destin n'avait pas fini de lui jouer des tours, comme ça.

C'était bien un jour comme les autres. Après avoir vérifié que sa cicatrice ne s'était pas rouverte sous le coup de la paranoia par rapport à celle-ci, elle était partie s'occuper de ses tâches, comme d'habitude. Ce qu'elle ne savait pas, cependant, c'était qu'Erwin réservait une certaine surprise aux soldats. Ce jour-là, il avait ramené trois personnes avec lui, dont l'un deux qui lui semblait étrangement... familier? Un doute s'était glissé dans l'esprit de la scientifique, mais elle n'en fit pas de cas. Comme tout le monde, elle vint les accueillir et, pour une raison qui lui avait échappé, le doute qu'elle avait eu s'était transformé en curiosité, et bientôt elle tenta d'en savoir plus à propos de cet homme qui la lui avait prise.

Cet homme était nul autre que Levi.

Ainsi se développa... une première vraie amitié dans le cas de Hanji. Et, sans qu'elle ne l'ait réalisé avant bien des années à côtoyer cet homme, cette amitié se transforma en quelque chose de plus... profond? De plus qu'une simple amitié? Enfin... ça reste à découvrir.


» It is under the small, dim, summer star.
I know not who these mute folk are
Who share the unlit place with me--
Those stones out under the low-limbed tree
Doubtless bear names that the mosses mar. »


Aujourd'hui, Hanji elle est... bah, Hanji. Elle ne peut rien changé de ce qui lui est arrivé dans sa vie et, franchement, elle n'y changerait absolument rien vu où elle en est maintenant. Il lui arrive parfois d'aller revisiter les ruines de la maison d'été où elle a passé le plus clair de son enfance seule avec les servants de la famille, de s'asseoir parmis les décombres noircies de suie et brûlées par le feu. D'observer les alentours. De chantonner de jolies petites berceuses qu'elle aurait aimé qu'une mère attentionnée lui chante lorsqu'elle était enfant. De ressasser tous ces souvenirs, aussi violents ou sanglants soient-ils, pour sans cesse se remémorer à quel point le monde est cruel et que la malchance s'acharne bien souvent sur quelques personnes seulement, des cibles.

Et, parfois, elle a l'impression de revoir toutes ces personnes qui sont passées dans sa vie; hommes, femmes, son père, sa mère, son petit frère, les camarades qu'elle a perdus dans des expéditions. Elle a l'impression de les revoir tous autour d'elle, leurs lèvres bougeant comme pour chanter avec elle, seulement, il n'y a qu'une seule voix qui résonne dans le vide sanglant qu'était son enfance. Et elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'il n'y avait meilleur compagnon que ses propres souvenirs, bien qu'en fait, même avec ces derniers, elle restait bel et bien seule.


» They are tireless folk, but slow and sad,
Though two, close-keeping, are lass and lad,--
With none among them that ever sings,
And yet, in view of how many things,
As sweet companions as might be had. »





T.T.S. McKingdom
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