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 Deaf and mute - Mikhaïl

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MessageSujet: Deaf and mute - Mikhaïl   Mar 6 Oct - 23:25






On dit que le silence est le plus grand des mépris




Mikhaïl Koeda



Mon nom ? Je ne peux que te l'écrire et c'est Mikhaïl Koeda, je suis officieusement mercenaire et officiellement mécano et je suis âgé de 20 piges. Je suis malheureusement originaire du Japon malgré mes racines de russe. Je fais partie du groupe des Yellow Scarves. C'est fini l'interrogatoire ? Tu veux aussi mon numéro social ?


Caractère


Le caractère de Mikhaïl c’est quelque chose d’assez spécial. Comme il est différent, il ne va pas réagir de la même manière, surtout après ce qu’il a vécu il y a quelques temps. Donc autant commencer par le principal, Yû déteste qu’on se foute de lui. C’est quelque chose qui l’insupporte réellement et gare à celui qu’il prendra en train de se ficher de lui, à cause de sa surdité. Ça c’est vraiment quelque chose qui peut lui faire péter les plombs sans prévenir mais il faut savoir quelque chose. Que lorsqu’il s’énerve, Mikhaïl reste quelqu’un de très calme. Du moins quand on le regarde, parce qu’après à l’intérieur c’est comme un volcan qui explose. De plus comme il est muet, impossible de prévoir quand il va s’énerver.

Sinon le jeune homme reste quelqu’un d’assez solitaire, parce qu’après cette mauvaise expérience, il a peur de se lier avec des gens pour qu’ensuite il se fasse trahir, poignardé dans le dos, par des gens qui ne portent pas leurs cou… Voilà, vous voyez l’idée. Tout son caractère part presque de cette très mauvaise expérience qu’il a vécu il y a trois ou quatre ans, même lui il ne sait plus. C’est pour ça qu’il reste relativement méfiant à toutes les personnes qui viendraient lui parler, parce qu’il se demande où est l’embrouille, où tout va mal terminer, où ça va bloquer. Lui ce qu’il demande au fond, c’est pas grand chose.

A part son caractère qui devient explosif lorsqu’on se fiche de lui, il reste vraiment calme et à toute épreuve. Il n’a pas l’habitude de montrer ce qu’il ressent sur son visage alors il aura certainement l’air tout le temps blasé ou quasiment, sauf quand il sourit quand il a accomplit quelque chose qui lui tenait à cœur. Sauf que personne n’est là pour le voir bien évidemment. Il n’est pas rare qu’un soupir ne traverse les lèvres du brun pour se perdre dans le bruit qui l’entoure et qu’il n’entend pas. Quelque chose de cruel ? C’est la vie, malheureusement.

Mikhaïl n’est sympathique ou gentil qu’avec les gens qui le méritent vraiment, et ils ne sont pas beaucoup. Seulement ses frères, qui l’ont toujours soutenu et qui ont été jusqu’à apprendre la langue des signes pour communiquer avec lui autre que les nouvelles technologies comme l’ordinateur ou même le téléphone. Sinon il vous regardera d’un air assez peu sympathique, méfiant, voire même froid, parce qu’il est loin de faire confiance au premier venu comme ça, comme l’a été dit plus haut. Le jeune homme ne veut plus se faire prendre pour un imbécile, il a déjà donné pour ça.

Sinon quoi ? Il est quelqu’un de très intelligent qui observe beaucoup son environnement. Si ses oreilles ne fonctionnent pas, ses yeux eux lui sont très utiles. Pour preuve qu’il a une excellente vue qui lui permet de voir beaucoup de choses qu’on ne pourrait pas voir en temps normal. Si l’un des sens était privé, les autres s’amélioraient, dans le cas contraire ça aurait vraiment été une ironie du sort. Lui avait eu de la chance pour ça et c’était tant mieux, au moins tout ne dysfonctionnait pas chez lui, c’était une bonne chose.

Le jeune homme préfère donc rester seul pour éviter les problèmes, parce que de les éviter, parfois il va les créer parce que c’est son travail, un travail qu’il effectue en plus d’être dans le gang des Yellow Scarves. Mais bon il faut bien qu’il gagne son pain alors c’était la seule solution qu’il avait, c’était un boulot qu’il arrivait à garder malgré son handicap et il comptait bien le conserver ! Parce que vivre de petites livraisons, ce n’était pas une vie convenable. Autant ses frères faisaient des études pour être des personnes respectables mais lui ne pourrait pas faire ce qu’ils faisaient.

Outre parfois ses côtés violents et explosifs, il s’isole très souvent pour dessiner. Le brun dessine depuis toujours et contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est un fin dessinateur, qui fait des dessins, des croquis, de tout, depuis qu’il est tout jeune alors il a eu le temps de s’améliorer en autodidacte qu’avec des cours. C’est un de ses seuls talents, voire même son seul talent, du moins à ses yeux et il fera ce qu’il faut pour le conserver, parce qu’il n’a pas envie qu’on lui prenne une de ces choses qu’il aime.

Mikhaïl n'est pas vraiment quelqu'un d'optimiste et a souvent l'air triste ou déprimé. Il ne fait aucun effort pour paraître joyeux ou même esquisser un sourire. Il n'y a qu'avec les gens qu'il apprécie qu'il peut sourire et comme il n'y en a pas ou quasiment pas, ce n'est même pas la peine d'y penser de toute façon. Le brun pense aussi souvent à son passé même s'il sait que ça lui fait du mal, mais il ne peut pas s'en empêcher, malheureusement, et le fait de rester seul ne l'aide pas à penser à autre chose.

L’autre talent qu’il a, si on peut appeler ça un talent, c’est le maniement du katana. Cette fois il avait pris des cours mais très vite il s’était révélé doué et il avait continué dans cette voie puisqu’il arrivait enfin à quelque chose, et pas besoin d’oreilles pour ça, il suffisait simplement d’observer, et rien que ça ça lui faisait du bien, même si on ne pourrait pas croire. Beaucoup de choses calment Mikhaïl. Comme quoi ? Le katana, quand il fait ses exercices quotidiens, dessiner, et observer simplement ce qui l’entoure. Au fond le brun ne se prend que très peu la tête avec les choses, il n’a pas besoin de ça et préfère vivre sa vie au jour le jour désormais.

Dernière petite chose, à titre d'information surtout, Mikhaïl est capable de lire sur les lèvres des gens, même s'il ne répondra que par des signes ou bien à l'écrit, sur son téléphone surtout. Donc au fond même si on l'insulte, il le verra s'il regarde la personne, même si bien souvent comme il ne regarde pas, il ne peut pas savoir. Mais attention à ce que l'on dit.
Histoire


Naître avec des défauts, cela arrive à tout le monde, on ne peut pas dire que tout le monde est parfait, parce que la perfection n’existe pas dans cet univers. Ceux qui le prétendent se catégorisent en deux types de personnes, soit ceux qui plaisantent, soit ceux qui se la pètent vraiment.

Mikhaïl, lorsqu’il est né un matin d’hiver, personne ne pensait qu’il aurait déjà un gros défaut. Pourtant on ne lui détecta rien quand il est venu au monde, tout était parfait chez lui. Enfin du moins, c’est ce que les médecins pensaient. Qu’avait le tout petit garçon ? Il n’entendait rien tout simplement. Tout simplement n’est-ce pas ? Au tout début, cela ne posait pas de problème, puisque personne ne s’en était rendu compte. La petite famille vivait bien correctement, les deux parents avec leurs trois enfants, une fratrie de petits hommes, dont le cadet, Mikhaïl, était toujours avec eux.

Leur vie bien tranquille et rangée ne dura qu’un temps. Enfin le petit dernier de la famille, qui n’entendait pourtant rien, arrivait à vivre grâce à la gestuelle de ses frères bien qu’ils ne le faisaient pas exprès puisqu’ils n’en savaient rien. Personne ne fit trop attention à ça. Mikhaïl ne disait rien et semblait n’en faire qu’à sa tête. Du moins pour cette deuxième chose, c’était le point de vue de ses parents. Parce qu’apparemment il « n’écoutait rien ». Quelle blague, puisque leur fils était sourd. Après, concernant la parole, ils avaient entendu dire que les enfants parlaient à leur rythme et ne désespérait pas d’entendre un jour ‘papa’ ou ‘maman’. Mais jamais rien ne vint.

Un jour, Mikhaïl était dans sa chambre en train de jouer sagement avec ses jouets, un de ses frères, Naiki, décida de lui faire une petite peur pour rigoler. Naiki avait dix ans et Makoto, le benjamin, en avait sept. Le plus âgé était rentré à pas de loup dans la chambre et s’était approché de son cadet qui continuait de jouer bien tranquillement, dans son monde. L’aîné se mit juste derrière son frère en souriant.

« Bouh ! »

Une chose le surpris à ce moment-là. Que Mikhaïl n’avait pas réagit à ça. Pourtant ça aurait dû lui faire peur, et pourtant le petit garçon de trois ans semblait s’en ficher comme de l’an quarante. Naiki posa la main sur son épaule et c’est là que l’enfant sursauta brusquement en lâchant ce qu’il tenait, soit une petite voiture. Aucun son ne sorti de sa bouche alors qu’il fit une mine rassurée quand il vit que c’était Naiki, et il lui sourit. Seulement ce dernier ne lui souriait pas mais le regardait sans comprendre, avant de quitter la chambre rapidement.

« Papa, maman ! Mikhaïl est sourd !
- Ce n’est pas marrant de te moquer de lui Naiki, rétorqua son frère.
- Mais c’est la vérité, j’ai voulu lui faire peur et il n’a pas réagit, il a seulement sursauté quand j’ai posé ma main sur son épaule ! »

Ne le croyant sans doute pas, leurs parents montèrent à leur tour pour voir si ce que Naiki disait était vrai. Le petit garçon avait suivi son grand frère et tenait doucement son t-shirt, les larmes aux yeux parce qu’il croyait qu’il avait fait quelque chose de mal. Le plus âgé le regardait tristement et s’accroupit pour le serrer dans ses bras, le cœur un peu serré de savoir que jamais Mikhaïl n’avait entendu quelque chose. Ça faisait mal quelque part, mais ce n’était pas la faute du petit brun. Leur père arriva en premier et l’aîné s’écarta doucement. Le paternel se pencha pour prendre son plus jeune fils dans les bras et le regarder avant de lui parler. Mikhaïl le regardait sans comprendre, ne disant rien. Le regard de son père s’attrista avant qu’il ne le repose à terre.

Savoir que Mikhaïl avait un problème, cela détruisait son idéal de la famille parfaite. Il aurait voulu que ses trois fils soient normaux, qu’ils soient en parfaite santé, bref une famille normale… Mais non, il fallait que le petit dernier soit sourd. Il savait pertinemment que ce n’était pas de la faute du tout jeune garçon mais il ne pouvait pas s’empêcher d’être déçu. En voyant son père redescendre, cela fendit le cœur de Mikhaïl qui s’était finalement mis à pleurer. Naiki le reprit instantanément dans ses bras pour le bercer doucement. Le plus jeune avait juste l’impression d’avoir fait quelque chose de mal, quelque chose qui allait tout balancer, tout l’équilibre de la famille qui tenait sur un petit nuage venait de s’effondrer.

*****

Mikhaïl venait d’avoir dix ans. C’était le jour de son anniversaire. Cela faisait maintenant sept ans qu’ils avaient compris que le garçon était sourd… Et muet également. Une condition qui lui pesait chaque jour. Depuis le temps, le petit brun avait apprit à écrire mais également la langue des signes pour s’exprimer. Ses deux frères, Naiki et Makoto, avaient aussi appris la langue des signes pour converser avec leur petit frère. Ce dernier s’estimait réellement chanceux de les avoir parce que les deux garçons plus âgés ne l’avaient jamais laissé tomber, au contraire. Ils avaient tout fait pour que Mikhaïl soit heureux, et lui faire oublier cette distance entre le plus jeune et leur père.

Le paternel aimait ses trois fils mais Mikhaïl… C’était différent, il n’avait jamais accepté son handicap. Les parents avaient fait ce qu’il fallait pour aider le plus jeune de leurs trois fils mais Naiki et Makoto étaient ceux qui avaient fournis le plus d’effort. Ils arrivaient même à faire sourire et rire leur petit frère. Pour ses dix ans… C’était la même chose, leur père n’était pas là pour le fêter avec eux, et comme Mikhaïl n’avait pas vraiment d’amis, c’était en petit comité et ce n’était pas plus mal d’ailleurs. Le jeune brun avait du mal à sympathiser parce que peu de personnes parlaient la langue des signes. Il pouvait bien écrire mais les enfants ne comprenaient pas. Mikha essayait d’avoir une vie la plus normale possible malgré tout, c’était tout ce qu’il voulait.

*****

Quinze ans. Les parents de la fratrie des trois garçons s’étaient séparés et il avait fallu du temps pour faire comprendre à Mikhaïl que ce n’était pas de sa faute bien que l’adolescent s’en voulait terriblement, persuadé que c’était à cause de lui. Alors tous les week-ends ils allaient chez leur père. Là bas, le père ne s’occupait que de ses deux aînés et pas du plus jeune, comme s’il ne méritait pas son attention, ou presque comme s’il n’existait pas.

Le paternel cherchait toujours toutes les excuses pour s’en prendre au cadet, même si ce n’était pas valable. La table n’était pas mise ? C’était la faute à Mikhaïl. Le linge n’était pas repassé ? C’était la faute à Mikhaïl. Tout était bon pour s’en prendre à lui et ses deux frères n’y pouvaient malheureusement rien. Ils faisaient tout pour aider au maximum leur cadet mais ce n’était pas suffisant, du moins il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas.

Mikhaïl n’en pouvait plus de cette ambiance, d’avoir peur d’avoir fait mal quelque chose, de se sentir toujours rejeté par son père qui ne faisait aucun effort pour venir vers lui. Cette ambiance pesait aux yeux du jeune homme, à chaque fois il en avait la boule au ventre et quand il essayait de communiquer avec son père, il ne l’écoutait jamais. Quelle ironie, le jeune homme ne pouvait pas s’exprimer comme tout le monde et quand il souhaitait communiquer, on le rejetait.

*****

Dix-huit ans. Un moment décisif dans sa vie… Enfin façon de parler. Le jeune homme était assez âgé pour se trouver un métier maintenant. Yû avait été assez médiocre à l’école, puis au collège et au lycée. Des efforts, il en faisait. Il voulait réussir mais ce n’était pas assez. Avoir le regard des autres sur lui, que son père commençait à lui mettre des choses sur le dos. Assez, assez, assez ! Il en avait assez de tout ça, d’être le phénomène de foire ! D’être celui dont on faisait attention pour savoir s’il allait bien alors qu’il savait pertinemment que les gens en profitait pour parler ! Il les voyait ces regards tournés furtivement vers lui, si certaines personnes pensaient être discrètes, c’était mal barré !

A chaque fois qu’il pensait à tout ça, ça l’énervait. Oui il était handicapé, mais pas diminué, merde ! Ca le dégoûtait parfois, cette situation. Mikhaïl n’allait plus chez son père, si c’était pour tout le temps se faire rabaisser, ce n’était même plus la peine. Ses frères étaient partis de la maison de leur mère pour aller travailler, mais ils gardaient contact avec leur cadet. Naiki faisait des études de médecine et Makoto d’avocat. Deux métiers prestigieux alors que Mikha lui, ne savait pas quoi faire de sa vie. Il s’était découvert depuis qu’il était tout petit une passion pour le dessin qu’il n’avait jamais partagé à personne, pas même à Mako et Nai, et ce depuis qu’il avait quatre ans, un an après que sa famille avait découvert sa surdité et son mutisme. Plus les années avaient passé, plus il s’était amélioré et aujourd’hui on pouvait même dire qu’il dessinait bien. Seulement le brun gardait son talent pour lui.

Le jeune homme ne savait vraiment pas quoi faire. Qui voudrait d’un sourd-muet de toute façon ? Pas grand monde. A cause de ça il restait chez sa mère en supportant celle-ci qui lui disait d’aller se trouver un travail. Mais comment pouvait-il en trouver un, où pourrait-il en trouver un même ? Yû ne le savait pas et ça l’énervait de plus en plus. Il pratiquait des arts martiaux pour se calmer, son sens de l’observation s’était bien aiguisé, il apprenait en observant et ça lui allait bien tout simplement. Le jeune homme pratiquait depuis plusieurs mois l’art du katana, parce que ça lui plaisait et qu’il s’était très vite attaché à cela. Son professeur était fier de ses gros progrès en quelques mois, parce que Mikhaïl se donnait à fond pour combler son handicap.

Pendant le même temps il continuait à dessiner, et il était heureux tout simplement comme ça en dépit de ce que lui disait sa mère. Pour combler ce bonheur, il avait réussi à se trouver une petite-amie qui n’était pas dérangée par son handicap et ça le rendait heureux. Enfin il pouvait être heureux, et avoir une relation normale. C’était la première fois que ça lui arrivait, et il ne voulait pas tout gâcher.

*****

Cela faisait mal. Mal au cœur, mal à tout son être. Tellement mal. Cela faisait un an que Mikhaïl sortait avec cette fille, cette garce de Kaya. Elle savait très bien que Mikha était sourd et muet, mais elle en profitait pour se jouer de lui, pour qu’il soit le phénomène de foire. De toute manière elle se disait que comme il n’entendait rien, eh bien elle pourrait dire tout ce qu’elle voulait. Sauf qu’elle n’avait pas réalisé que le jeune homme savait très bien lire et comprendre quand c’était écrit, et que sur Internet, il y a des choses qui se voyaient. Surtout quand il allait lire les conversations de sa soi-disant petite-amie. Là il appris beaucoup de chose. Qu’elle s’en foutait de lui, qu’elle s’amusait juste parce qu’il était handicapé, qu’elle voulait l’humilier à cause dudit handicap. Qu’au fond, elle ne l’avait jamais aimé.

Cette nouvelle avait fait énormément de mal à Mikhaïl qui se disait qu’il avait espéré pour rien, qu’il n’était qu’un crétin naïf et idiot. Il se détestait pour sa bêtise, il la détestait pour s’être jouée de lui à ce point. Sauf qu’au lieu de déprimer, le jeune homme a cédé à une violente colère imprévisible. Il était allé retrouver tous ceux qui s’étaient moqués de lui et les avait tous passé à tabac un par un, ne contrôlant même plus ce qu’il faisait. C’était la première fois qu’il pétait autant les plombs, mais après coup il ressentait juste un profond vite et un lourd sentiment de trahison, avec un goût amer dans la bouche, avec un immense regret en lui.

Les jours qui suivirent, Mikhaïl s’était enfermé dans sa chambre en ne voulant voir personne, dégoûté d’avoir été humilié pendant toute une année, d’avoir été littéralement aveugle sur les sentiments inexistants de cette fille. Ses frères étaient revenus pour l’occasion et avaient eu beaucoup de mal à rendre le sourire à leur petit frère. Nai et Mako ne savaient pas quoi faire si ce n’était de rester avec lui pour le soutenir, même si c’était trop tard et que le mal était fait. Ils n’arrivaient pas à retirer l’idée de leur frère qui était qu’il ne serait jamais heureux, qu’il n’aurait jamais le droit à ce bonheur d’avoir quelqu’un qui l’aime réellement.

Les dix-neuf ans de Mikhaïl étaient ponctués d’une dépression naissante.

*****

Une année passa mais le jeune homme n’avait jamais digéré ce qu’il s’était passé. Comme quelque chose qui le hantait et qui lui rappelait douloureusement qu’il devrait passer sa vie seul. Maintenant il avait vingt ans. Mikhaïl avait quitté le domaine familial et s’était trouvé un travail chez un mécano, enfin du moins son travail 'officiel'. Il était mécano et avait trouvé un patron assez sympa qui plus est, qui ne le rejetait pas comme les autres. Cela lui permettait d’avoir un peu d’argent, et il enchaînait les petits boulots comme ça quand il pouvait en trouver. Avec tous ses efforts cumulés, il pouvait arriver à joindre les deux bouts, ce qui était une bonne chose en fait.

Entre temps il avait rejoint les Yellow Scarves, sans leur avoir dit qu’il était sourd ou muet… En même temps ça allait être dur pour lui mais pour le moment il arrivait bien à cacher son secret aux yeux des autres, et avec les années il était devenu assez bon combattant avec son katana qui ne le quittait jamais. Au final Mikhaïl n’espérait plus rien de la vie, il n’espérait pas être heureux, il vivait au jour le jour et puis c’est tout, en regrettant d’être né, en regrettant d’être un sourd-muet, en regardant les autres tout en les enviant, parce qu’il ne pourrait jamais être comme eux. Quant à son deuxième boulot, son vrai boulot, c'était mercenaire.

Puisqu'il était bon combattant, il prenait des... Comment pourrait-on dire ça... Disons des missions pour faire simple, de personnes qui avaient besoin d'éliminer certaines personnes. Mikhaïl faisait le sale boulot mais c'était bien payé, alors il ne s'en plaignait pas, même s'il avait très souvent les mains rougies de sang. Plus rien ne le retenait à cette vie s'il venait à mourir, il savait de toute manière qu'il n'aurait pas une longue et belle existence, puisqu'elle avait déjà été gâchée. La prison ? Ça ne lui faisait pas peur. Le brun se faisait à une mort certaine dans tous les cas, tué un jour ou l'autre, alors autant vivre tant qu'on le pouvait, même avec les mains sales.



Je me suis retrouvée ici parce que j'habite ici voyons. Je suis âgée de 18 ans et toutes mes dents et je trouve vraiment que ce forum est super fabuleux. Mon avatar est Nicholas Brown de GANGSTA. Quand au code du règlement, faut savoir une chose, je l'ai mangé °^° /PAN


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